Une alimentation riche en aliments Bio pourrait limiter l’incidence des cancers

Publication de résultats issus de l’étude de cohorte NutriNet-Santé

Les conclusions d’une étude épidémiologique menée par une équipe de l’Inra, l’Inserm, l’Université Paris 13 et le Cnam,  viennent d’être publiées dans le JAMA Internal Medicine le 22 octobre 2018.

L’analyse a porté sur un échantillon de 68 946 personnes participant à la cohorte NutriNet Santé. Les données relatives à la consommation d’aliments Bio ou conventionnels ont été collectées à l’inclusion (questionnaire de fréquence de consommation) pour 16 catégories d’aliments. Des caractéristiques socio-démographiques, de modes de vie ou nutritionnelles ont également été prises en compte. Le suivi a duré 7 années (2009-2016).

Résultats de l’étude : une diminution du risque de cancer observée chez les consommateurs “réguliers”

Une diminution de 25% du risque de cancer (tous types confondus/base dossiers médicaux) a été observée chez les consommateurs “réguliers” d’aliments Bio comparés aux consommateurs plus occasionnels.  Cette association était encore plus marquée pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées (-34% de risque, score Bio élevé versus bas) et les lymphomes (-76% de risque).

Plusieurs hypothèses pour expliquer les résultats observés

Tout en restant prudents, les chercheurs énoncent deux hypothèses qui pourraient expliquer leurs résultats :

  • Présence de résidus de pesticides synthétiques beaucoup fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus d’une agriculture conventionnelle
  • Teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments (antioxydants caroténoïdes, polyphénols, vitamine C, profils d’acides gras plus bénéfiques) dans les aliments Bio

Des résultats à confirmer par d’autres études

Les résultats de ce travail doivent être confirmés par d’autres études épidémiologiques réalisées sur d’autres populations d’étude dans différents contextes. C’est sur la base de la convergence des résultats des études d’observation couplées à des approches expérimentales qu’il sera possible de tendre vers la causalité.” (Communiqué de presse Inra, Inserm, Université Paris 13, Cnam)

A savoir : le recrutement de nouveaux volontaires pour participer à l’étude NutriNet-Santé se poursuit, n’hésitez-pas à participer !

 

Communiqué de presse Inra, Inserm, Université Paris 13, Cnam du 22.10.18

The frequency of organic food consumption is inversely associated with cancer risk: results from the NutriNet-Santé prospective Cohort / Julia Baudry, Karen E. Assmann, Mathilde Touvier, Benjamin Allès, Louise Seconda, Paule Latino-Martel, Khaled Ezzedine, Pilar Galan, Serge Hercberg, Denis Lairon & Emmanuelle Kesse-Guyot
Accéder à l’article sur le site de JAMA

 

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