Entre Commerce Equitable et Bio-local : Terra Libra…

… signe la charte régionale “Il fait Bio dans mon assiette”

TerraLibra-2014Basé à Thorigné Fouillard près de Rennes (35), Terra Libra est depuis 2006 un importateur et distributeur de produits d’épicerie sucrée / salée et boissons entre Commerce Equitable et Bio-local, avec près de 400 références disponibles en vrac ou petit conditionnement.

Nous avons un engagement fort pour une agriculture paysanne et biologique qui soit synonyme de proximité, de valeurs sociales fortes, et à taille humaine. Avec nos 35 fournisseurs, nous sommes en mesure de vous apporter beaucoup de transparence sur l’origine et la qualité artisanale de nos produits.

Pour répondre à la demande de notre clientèle, tant en restauration commerciale, collective qu’en magasins, nous sommes à votre écoute, flexibles et réactifs

 

Entretien avec… Thomas BUREL, gérant de Terra Libra

(A gauche sur la photo)

Virginie FASSEL : Terra Libra, avec sa spécificité Bio-local et équitable, s’adresse principalement aux commerces de proximité et aux formes alternatives de distribution : qu’est-ce qui a motivé l’offre de produits pour la Restauration Collective ?

Thomas BUREL : Nous sentons bien que l’engouement actuel pour une Agriculture Biologique réveille également des questions sur l’origine des produits et leurs conditions de production. Même si notre démarche est perfectible, nous essayons d’apporter des garanties, de la qualité et du sens sur nos filières d’approvisionnement. Les restaurateurs ne s’y trompent pas. Eux qui sont souvent des amoureux du produit recherchent avant tout de la qualité et une histoire à raconter. Fort de notre succès en restauration commerciale, nous cherchons aujourd’hui à convaincre la restauration collective de s’engager sur cette voie.

VF : Comment définiriez-vous votre engagement pour défendre les valeurs de la Bio et du Commerce Equitable ?

TB : Nous sommes partisans d’une Agriculture Biologique qui soit de proximité et respectueuse des hommes qui s’y emploient, telle qu’elle a été pensée à ses débuts. Notre engagement pour une agriculture paysanne se veut être une alternative au fort développement de la bio-industrielle ou du Bio-business comme on l’appelle parfois. Même si ce modèle a permis de baisser les coûts de production et donc d’augmenter la consommation de produits biologiques, et en restauration collective notamment, nous en perdons sans doute l’essentiel, qui est de revoir notre modèle productif en recréant des filières production / transformation / consommation à un niveau local ou régional, avec une juste rémunération pour les différents intervenants, de la transparence et des partenariats durables. Ce sont des choses qui ont souvent été mises en place avec succès sur les produits frais et les fruits et légumes, mais qui ont été écartées pour tout ce qui est produits d’épicerie sèche.

Et nous posons bien sûr la question des conditions de productions concernant les matières premières dans les pays du sud (café, cacao, sucre, jus de fruits, épices…). Il est pour nous essentiel de récréer un lien étroit et durable entre des importateurs / transformateurs ici, et des coopératives de producteurs là-bas, pour garantir un partenariat équitable.

VF : La Charte “Il fait Bio dans mon assiette” proposée par Initiative Bio Bretagne induit que les fournisseurs signataires s’engagent dans une démarche d’achat responsable, environnementale et régionale. Quelles sont vos sources d’approvisionnement en matières premières ?

TB : Notre objectif est de sans cesse raccourcir les filières, d’être au plus proche du producteur, ou tout du moins d’en connaître les intermédiaires et l’origine.

Nous sommes importateur de café du Mexique en lien avec une coopérative au Chiapas, et de sucre complet et cachaça, de rhum brésilien, avec une coopérative du Mouvement des Sans Terre au Brésil. Pour connaître un peu le Brésil, je n’ai pas été convaincu par le sucre roux avec son label EcoSocial qui inonde le marché. Nous nous sommes donc engagés sur un container de sucre blond d’une coopérative au Paraguay, propriétaire de son outil de transformation. Nous profitons également beaucoup du savoir-faire de notre partenaire Saldac, spécialisé sur le Pérou pour des approvisionnements semi-directs en quinoa, café, cacao/chocolat, sucre, jus de fruits…

Plus localement, nous travaillons donc souvent en direct avec des producteurs comme sur des légumineuses de Vendée, du riz de Camargue ou des pâtes artisanales du Berry. Sur la Bretagne, nous avons un dizaine de producteurs et artisans sur de la farine, des huiles ou différents produits transformés. L’ensemble de nos fournisseurs sont présentés en détail sur notre site Internet.

VF : En quoi la Charte proposée par la filière Bio bretonne vous semble-t-elle pouvoir jouer le rôle de levier pour le développement des produits Bio en restauration collective ?

TB : Encore une fois, l’introduction des produits biologiques en restauration collective ne peut être abordée que sous un angle quantitatif comme évoqué lors du Grenelle de l’environnement. Sans bien connaître le programme “Ambition Bio 2017” il me semble essentiel de réorienter les objectifs vers du qualitatif, un modèle de production relocalisé, facilitant l’installation, la création d’activité et d’emplois. C’est en ce sens que la charte régionale me semble vraiment intéressante.

VF : L’activité de distribution de produits Bio induit une préoccupation plus globale en faveur de l’environnement. Quel est votre engagement pour le développement durable ?

TB : Nous sommes une petite équipe, et donc pas de responsable “Développement Durable”. Mais nous essayons de faire preuve de bon sens. Sur nos livraisons tout d’abord, avec un système de tournées hebdomadaires ou mensuelles pour rationaliser nos déplacements. C’est d’ailleurs pour nous l’occasion de rencontrer nos clients et de passer prendre de la marchandise chez nos fournisseurs locaux. Pas besoin d’acheter de cartons ou de palettes, nous en profitons pour les récupérer chez nos clients quand ils nous les mettent de côté.

Concernant nos produits d’importation, là aussi, une production artisanale, une agriculture paysanne, même lointaine est souvent moins énergivore qu’une industrie située à côté de chez nous. Le poids du transport maritime en cargo est finalement assez faible par rapport aux conditions de productions et de transport terrestre. Mais là aussi, nous aimerions innover et participer à des projets de transport transatlantique à la voile.

Sur l’origine de notre électricité, nous sommes bien sûr membre d’Enercoop, pour s’émanciper progressivement du nucléaire, soutenir une démarche de décentralisation de notre production énergétique et se réapproprier le sujet.

Activité RHD, Gammes de produits adaptés pour la restauration hors domicile :

  • Boissons chaudes : café moulu et grains kg / cacao nature et sucre kg
  • Boissons sans alcool : jus de fruits en bib 5 litres / jus de fruits en 30 cl / sodas
  • Boissons alcoolisées : cidre et bière, vins en bib 5 litres ou à la bouteille / cachaça artisanale
  • Épicerie sucrée : sucre blond ou complet 25 kg / céréales petit déjeuner 5 kg / biscuits individuels / chocolat en palets 2 kg ou plaques 3 x1 kg (différents % de cacao) / fruits secs vrac
  • Epicerie salée : Pâtes artisanales 3 ou 5 kg / riz basmati ou riz de camargue blanc et semi-complet 5 kg / quinoa, couscous, boulgour, polenta 5 ou 10 kg / lentilles vertes, haricots rouges, haricots blanc et flageolets 5 et 10 kg / huile d’olive, tournesol, colza et 3 ou 5 litres, vinaigres balsamique 5 litres / farines 5 ou 25 kg / épices et herbes 500 g

En savoir plus sur la charte régionale “Il fait Bio dans mon assiette”

TERRA LIBRA – 6, rue Antoine de St Exupéry – ZA Bellevue – 35235 THORIGNE FOUILLARD – Tél. : 02 99 37 14 00 et 06 99 98 35 35 – Fax : 09 81 38 55 37 – contact@terralibra.fr  – www.terralibra.fr

 

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